Nous ouvrons ici le premier volet d'un dossier consacré au "collège unique" français.
En retraçant l'histoire du collège depuis son unification, N. Bulle se propose de montrer que s'y joue de manière invisible l’instauration d’un nouvel ordre moral sur l’éducation des jeunes : une redéfinition profonde du sens de l'école, au service de la société plutôt de l'individu.
Pour prolonger la réflexion sur l'égalité des chances à l'école entamée lors de la précédente livraison, N. Bulle cherche ici à résoudre les problèmes posés par la mesure même de l'inégalité devant la sélection : ceci la conduit à mettre en question quelques-unes des interprétations majeures des effets des politiques de démocratisation en France au cours du 20e siècle.
L’école française, entend-on souvent, est profondément « inégalitaire ». Même si l'évidence d'un tel constat s'impose, il vaut la peine de préciser ce que cela peut vouloir dire, et d'essayer de saisir avec rigueur les mécanismes à l'oeuvre. C'est à cet effort de clarification que nous voudrions contribuer dans cet article, en montrant en particulier le profit que l'on devrait encore tirer, selon nous, des travaux sociologiques de Raymond Boudon, pour aborder la question de l'inégalité des chances à l'école.
Cet article, dans lequel Raymond Boudon résume ses thèses sur l'inégalité des chances scolaires, est tiré d’une conférence prononcée à la Fondation Saint-Simon, le 12 février 1990, dans le cadre du cycle sur les politiques d’éducation organisé par Ph. Reynaud et P. Thibaut.
Dans cet article, un principal de collège s'interroge sur la sociologie des cadres de l'éducation nationale, laquelle, comme il le montre, n'est pas sans incidence sur les problèmes rencontrés par l'école.

Michel Segal est professeur de mathématiques, auteur de Violences scolaires : responsables et coupables (2010) et de Autopsie de l'école républicaine (2008) aux éditions Autres Temps. Il établit dans le texte qui suit un diagnostic de la situation actuelle dans les collèges et développe un ensemble de propositions ouvertes au débat.
On parle à l'envi de "malaise enseignant". Mais quelles en sont les causes ? Guillaume Vergne propose ici une analyse de ce vécu douloureux en termes d'aliénation et de prolétarisation, dont les ressorts sont avant tout structurels et institutionnels.
Dans ce texte, Alain Massot, sociologue et professeur à l'université Laval (Québec), analyse certains des rapports complexes qu’entretiennent, au regard d’un espace civique tendu vers l’universel, le multiculturalisme, le relativisme culturel et la laïcité, en rappelant les conceptions fondatrices de Condorcet, « dernier philosophe des Lumières ».
Nous voudrions ici proposer une analyse de la saison 4 de la série télévisée The Wire. Série policière, The Wire s’intéresse cependant à tous les aspects de la réalité sociale de la ville de Baltimore. Dans la saison 4, l’accent est plus particulièrement mis sur la question de l’éducation, dont elle dresse un tableau sans concessions, et effrayant.
Dans cet extrait de L’école entre institution et pédagogie (2005), David R. Olson dresse à grands traits une histoire de la scolarisation d’un point de vue institutionnel, en sept étapes, depuis les sociétés traditionnelles jusqu’à la société « post-industrielle » et mondialisée qui est la nôtre.
A l'invitation de l'Association de consultation familiale SAGA, j'ai donné une conférence le Jeudi 11 Décembre 2008, lors de leur journée d'étude consacrée à l'éducation. Mon intervention a consisté essentiellement à présenter les grandes thèses du philosophe Bernard Stiegler sur la situation actuelle de l'éducation et des relations inter-générationnelles.
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